Description du projet

Une île rendue au vivant
L’île du Ramier est posée sur la Garonne, au cœur de Toulouse. Lourdement urbanisée pendant soixante ans, elle était encore en 2019 un vaste îlot artificialisé : nappes de parking, halls du parc des expositions, et des écosystèmes relégués aux franges.
Toulouse Métropole engage alors sa reconversion. Le démantèlement du parc des expositions ouvre la voie à un projet d’une ampleur rare : 130 hectares de reconquête écologique, urbaine et paysagère, au sein du Grand Parc Garonne.

Construire un écosystème urbain
Hekladonia fait partie de l’équipe de maîtrise d’œuvre, aux côtés d’Agence TER, paysagiste mandataire. Notre mission est double : faire revenir une diversité écologique puissante, et reconstituer les sols qui la porteront. Nous disons diversité écologique, parce que le sol, l’eau et le vivant y sont conçus ensemble.

Nous agissons sur les ripisylves de la Garonne, sur une structure paysagère porteuse de continuités écologiques, sur la création de milieux, et sur la cohabitation entre l’Homme et le reste du vivant. L’écosystème se construit imbriqué dans les aménagements urbains. Les sols, les milieux et les flores préparent les lieux ; la faune vient ensuite s’y installer d’elle-même.

Libérer les limons de la Garonne
Sous les remblais inertes posés par l’Homme dormaient les limons jaunes de la Garonne, hérités de la dernière glaciation. Le projet les libère.
Là où ils affleurent, nous les réactivons en place. Là où le chantier les déblaie (tranchée de réseau, fondation de passerelle, creux destinés à recevoir l’eau de pluie), ils sont réemployés sur l’île. Le réemploi valorise uniquement les terres que le chantier déplace déjà.
C’est la désartificialisation dans son sens plein, celui que nous lui donnons : un sol reconstitué, vivant, qui reprend sa place dans l’écosystème.

Une pollution intégrée au projet
Soixante ans d’usages urbains ont laissé des pollutions. Plus de 450 sondages, issus de plusieurs études, ont été compilés et interprétés par Hekladonia. La gestion des pollutions est intégrée à la conception ; les terres circulent sur l’île selon leur qualité, et un bilan des mouvements de terres accompagne le chantier depuis 2023.

L’eau de l’île
L’île vit de l’eau qui l’entoure : la Garonne, le bras de la Loge, le canal des Moulins. Hekladonia a mené l’étude de désenvasement du canal des Moulins, et les ripisylves font partie intégrante du projet écologique.

Aujourd’hui
Le parc Picot de Lapeyrouse de 7,5 hectares est livré au printemps 2026. Là où s’étendaient parkings et halls d’exposition, les sols reconstitués portent un nouvel écosystème et de nouveaux usages pour l’Homme.

Hekladonia a également largement participé à la conception du plan de gestion des écosystèmes du parc, pour accompagner leur installation dans la durée. (volet biodiversité + sols)

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Maître d’ouvrage : Toulouse Métropole
Période : 2019-2026
Dimension : 130 ha, dont 15 ha opérationnels parc nord + 7,5h Parc Picot de Lapeyrouse
Groupement : Agence TER (mandataire), Artelia, Arcadis, Agence Gamma
Rôle Hekladonia : maîtrise d’œuvre urbaine et des espaces publics ; études techniques et réglementaires ; plan de gestion biodiversité
Phases : EP 2019, AVP 2020 à 2022 global, PRO(s) 2023 et 2025, assistance technique au suivi de chantier 2025 et 2026. Livraison Parc Picot de Lapeyrouse 2026

Ce que nous avons réalisé

Maîtrise d’œuvre urbaine et des espaces publics
Projet de reconquête écologique
Projet de reconstitution de sols vivants et de réemploi des terres
Synthèse des études pollution (NF X 31-620)
Maitrise du risque lié à la pollution
Étude de désenvasement du canal du Moulin
Bilan des mouvements de terres –
Plan de gestion des écosystèmes
Assistance technique au suivi de chantier

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