Description du projet
Un parking de 8 hectares devient une place-parc, au bord de la Loire
Au centre de Nantes, la place de la Gloriette Petite Hollande était un immense parking. Nantes Métropole le transforme en place-parc : 8 hectares d’un milieu urbain très artificialisé, à repenser entièrement pour une ville vivante, riche de biodiversité (nous disons diversité écologique : le sol et l’eau y comptent autant que les espèces) et résiliente face au changement climatique.
Hekladonia est maître d’œuvre de cette transformation, au sein d’une équipe pluridisciplinaire. L’écologie, la reconstitution des sols et l’apaisement du cycle de l’eau y forment un seul et même projet pour Hekladonia.
Reconquête écologique et sols vivants, conçus en totalité par Hekladonia
Le volet de reconquête écologique place en son cœur la démarche des espèces cibles : des faunes à attirer sur le site, d’autres à pérenniser ; des flores qui fondent les milieux et les structures écologiques. Une continuité écologique fait le tour de la place, ponctuée d’îlots d’intensité écologique ; elle rejoint une ripisylve recréée en rive de Loire, dans une vision plus large : la reconstitution de la grande ripisylve du fleuve.
Le volet de reconstitution de sols vivants répond aux besoins de désimperméabilisation et de désartificialisation ; il rend aux sols urbains leurs fonctions. Notre stratégie s’organise autour du rapport entre l’eau et le sol : des sols profonds, à forte capacité de rétention, qui restent infiltrants. Elle vise trois objectifs : réduire fortement l’arrosage, grâce à une grande réserve en eau et sans engorgement ; disposer de sols agronomiquement intéressants à long terme ; valoriser les sols du site et limiter les apports de terre végétale. La maitrise des risques liés à la pollution et la gestions des terres suivant la réglementation déchets ne sont pas oubliés dans le processus.
Connaître les sols de la place : 380 mètres de tranchées, 10 carottages
Le projet prévoyait de retirer les terres en place et d’en apporter d’autres. Notre diagnostic agro-pédologique et pollution établit ce que les sols déjà présents peuvent offrir au projet.
Première étape : le chantier du chauffage urbain ouvre 380 mètres de tranchées, larges de 3 mètres et profondes de 1,3 à 2,5 mètres. Nous y décrivons les sols en grand, couche après couche. Deuxième étape : 10 sondages sur l’espace public, à 2 ou 3 mètres de profondeur, en carottage intact sous gaine, complétés à la tarière mécanique dans les matériaux les plus pulvérulents.
Une trentaine d’échantillons sont analysés selon trois lectures : la réglementation des déchets, pour définir le devenir des futurs déblais ; la norme NF X 31-620, pour accorder les sols et les usages ; l’agronomie, pour la relation entre le sol, la plante et l’eau.
Le résultat oriente le projet : les sols en place, remblais d’un ancien bras de la Loire, deviennent une ressource pour créer des sols profonds à forte réserve en eau.
Trouver des terres : le Cimetière parc et l’économie circulaire
Hekladonia complète sa mission par la recherche de terres à réemployer, hors du site, et par l’étude des sites de stockage et des modalités de réemploi. L’enjeu : constituer les sols vivants de la place avec des terres de l’économie circulaire et préserver les terres agricoles.
À l’arrière du Cimetière parc de Nantes coule un ruisseau, le Ménardais. Des remblais anciens y ont recouvert les zones humides alluviales ; la métropole conduit leur restauration, qui génère des déblais à valoriser. Sur 10 hectares, nous caractérisons ces terres : substratum géologique et matériaux parentaux, structures pédologiques, qualité agronomique des horizons, traces d’activité biologique. La campagne compte 13 sondages à la pelle mécanique et 36 échantillons analysés ; les données sont compilées sous SIG.
L’étude identifie les matériaux valorisables, fixe les conditions de leur valorisation et s’achève sur des préconisations de terrassement, de tri et de stockage. Une analyse de cinq sites de stockage temporaire complète la faisabilité de cette économie circulaire. Les terres ainsi caractérisées ont été valorisées dans d’autres projets de la métropole.
Préfiguration livrée en 2025 : les sols vivants s’expriment
En 2025, les sols sont traités sur place, en milieu urbain contraint. Ils associent les remblais du site, valorisés, et des terres de réemploi. À l’automne, la préfiguration est livrée sur 2 hectares : des sols vivants profonds reconstitués à la place de l’enrobé, les premiers arbres, des chemins et du mobilier. Ces sols, tout juste reconstitués, donnent leur première expression biologique : la relance de la pédogenèse (la formation naturelle du sol) crée les conditions du retour d’une diversité écologique très attendue.
La première tranche, 5 hectares, suit en 2026 et 2027.
Le quai de la Fosse prolonge le projet
Le même marché d’études et de maîtrise d’œuvre s’étend au quai de la Fosse, jointif à la place : 1,2 hectare sur 460 mètres de long. Hekladonia y conduit le diagnostic agro-pédologique et pollution, puis la maîtrise d’œuvre de reconquête écologique et de reconstitution de sols vivants.
De la place au quai, Hekladonia est présent sur toute la chaîne : conception du projet, études d’économie circulaire, diagnostics, suivi de chantier.
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Maître d’ouvrage : Nantes Métropole
Période : 2020-2028
Dimension : place 8 ha ; quai de la Fosse 1,2 ha et 460 m ; Cimetière parc 10 ha (site ressource étudié)
Groupement : Agence TER (mandataire)
Phases : Place, MOE espaces publics, AVP 2021, ESQ 2022-2023, AVP 2023-2024 // Préfiguration (2 ha), PRO 2024, ACT 2025, DET 2025, livraison automne 2025 // Tranche 1 (5 ha), PRO 2025, ACT 2026, DET 2026-2027 // Diagnostic agro-pédologique et pollution, Cimetière parc 2022 // Analyse de cinq sites de stockage et faisabilité économie circulaire 2022 // Diagnostic agro-pédologique et pollution, place Gloriette 2024 // Quai de la Fosse, diagnostic agro-pédologique et pollution, AVP 2025, PRO 2026












